dimanche 31 janvier 2016

Merci de cette cure aérobique!

Nous allons bientôt fermer nos valises et quitter ce décor ensoleillé et magnifique du Nicaragua. Un décor chargé d'une telle force vitale. C'est entouré de hautes haies de Bougainvilliers et du chant puissant et coloré de la ménate que je pense à mon pays de neige et de poudrerie.
Retour au froid mais surtout dans l'opulent confort bourgeois qui est notre lot à tous.
J'ai raté quelques sorties de ski de fond mais j'ai eu droit à un super traitement aérobique.
Une bouffée d'oxygène pour le cœur et l'intelligence. Une bouffée d'humanité.
*** Merci aux enfants de Nandaime pour leurs sourires, leur entrain et l'affection qu'ils nous ont donné.
*** Merci à nos amis, animateurs, du centre Oscar Romero d'être si courageux et persévérants.
*** Merci à mes amis, abuelas y abuelo, de votre engagement si entier et de votre enthousiasme. Vous répandez la bonne humeur sur votre passage. C'est un bonheur de vous accompagner.

samedi 30 janvier 2016

Jeudi soir, nous avons appris qu'un resto à San Juan présentait un spectacle de chansons et de danses folkloriques et nous avons donc décidé, la gang de GPS, d'aller y prendre notre souper ensemble.
Nous sommes donc montés à 16 (incluant le chauffeur) dans la van de l'auberge et nous voilà partis pour la "ville", San Juan del Sur étant situé à une dizaine de kilomètres de notre endroit.
Il faut dire que le tourisme commence à arriver ici et qu'il est bel et bien rendu dans cette petite localité.
À partir d'ici, je ne parle que pour moi , les opinions et les goûts étant bien différents d'une personne à l'autre.
Nous nous sommes fait "agressés" tout de suite en débarquant du car par des vendeurs de toutes sortes : vendeurs de bijoux surtout, de babioles diverses, d'objets tressés... Certaines du groupe en ont tout de même profité pour acheter quelques souvenirs à leurs proches ou à leurs petits- enfants puisque j'avoue que la marchandise n'est pas très chère, surtout aorès un peu de marchandage.
Vint ensuite le souper au resto "El Timón", réputé pour ses poissons et fruits de mer, d'après les gens d'ici. Réputation fondée d'après Célyne et moi. Moi, j'y suis allé avec les queues de langoustes grillées, elle avec une assiette de crevettes grillées aussi, à l'ail. Tout simplement délicieux... Incluant l'apéro et les quelques bouteilles de vin accompagnant le tout, il faut dire que c'était bombance à notre table, comme partout ailleurs dans le resto. Pour ici, il s'agit probablement d'un gros contraste puisque nous avons croisé ou aperçu nombre de gens, jusqu'ici, qui n'auront peut-étre jamais la chance de faire la "fête" de cette façon. Mais là est tout le dilemne de cette petite planète "Terre" où la "justice" ne semble pas régner à beaucoup d'endroits.
Une "grosse" (excusez l'expression mais c'est la seule qui me vient pour l'instant) madame qui servait d'animatrice a ensuite fait lever l'assemblée en présentant les musiciens, excellents, et une troupe de danseurs habillés de costumes plus éclatants les uns que les autres. Elle nous a présenté, nous, les "abuelos et abuelas" venus du Canada afin de faire un peu d'aide humanitaire en plus de présenter d'autres groupes venus ici en vacances ou pour le travail.. Il semblait y avoir des gens de partout puisqu'elle a nommé une cinquantaine de pays, d'ici à la Russie, en passant par l'Amérique, l'Europe, l'Asie ou l'Afrique... Devinez qui a crié le plus fort et avec le plus d'entrain... Eh oui, les GPS du Québec....
Les filles du groupe et notre "jefe" J.P. ont ensuite passé presque tout le reste de la soirée sur la piste de danse, s'éclatant comme de vrais gamins parfois... Une est même tombée sur la piste, une autre s'est faite demandée à danser par le "professeur"... ça "swingait la compagnie dans la boîte à bois", je vous en passe un papier. L'expression folklorique québécoise "domino, les femmes ont chaud" n'a jamais été aussi vraie... Quand la navette est venue nous chercher à 22h30, la plupart étaient encore en train d'user leurs souliers... et même leurs pieds puisque certaines les avaient même enlevés.
Ouf que les gens ont fait "sortir le méchant", expression que j'emploie de la bonne façon.
À part cela, tout baigne dans l'huile... La chaleur est au rendez-vous, le soleil aussi... et même le vent qui a soufflé très, très fort à plusieurs reprises, cette semaine. Lorsqu'on est à l'intérieur, il souffle parfois si fort qu'on a un peu l'impression qu'il y a une tempête à l'extérieur. Par contre, comme il est chaud, il rend la température plus supportable puisqu'il n'a toujours pas fait en dessous des 30 degrés, sauf la nuit ou c'est la grosse froidure à 23 ou 24... Misère!





jeudi 28 janvier 2016


J'ai pu retrouver une photo de "Casa Maderas", le site où nous passons cette semaine de vacances... Grosse misère noire, comme vous pouvez le constater...

mercredi 27 janvier 2016

C'est notre 3e journée à "Casa Maderas" et je ne voudrais pas vous dire et redire à chaque jour qu'il a fait beau (10 minutes de pluie depuis les 17 jours que nous sommes ici), que le mercure est monté à 33 ou 34 degrés, que nous sommes allés à la plage, que l'eau du Pacifique et les plages de sable sont magnifiques, que la nourriture est excellente ainsi que la piscine... j'aurais trop peur de faire des jaloux... surtout qu'aujourd'hui, il y avait peut-être des risques de verglas au Québec et qu'en plus, Julie et PKP sont de nouveau séparés...
Non! Aujourd'hui, je voudrais peut-être plus vous parler de notre groupe "d'abuelos et d'abuelas". Ces personnes avec lesquelles je vis depuis plus de 2 semaines et qui ont maintenant un peu moins de secrets pour moi et un tas de qualités exceptionnelles...
Jean-Pierre Joyal, d'abord... le leader efficace et passionné qui nous a transmis depuis déjà 6 mois son expérience, qui a su nous sécuriser quand c'était nécessaire et nous faire fonctionner à plein régime quand c'était le temps... Depuis notre arrivée, si je n'ai pas entendu 1 million de fois : "Jean-Pierre, svp..", je ne l'ai pas entendu une seule fois... Quelqu'un d'extraordinaire, mais lui vous dira que non, que c'est nous qui faisons le travail, et bla-bla-bla...
Sa conjointe, Lorraine Contant, ensuite... pour laquelle je pourrais dire les mêmes choses. Elle a les mêmes qualités que son "coco" et la même passion...
Pierrette Charest... Une autre qui en est à sa seconde expérience et qui nous a sécurisé, elle aussi, à sa façon. Une femme "sérieuse" jusqu'à ce que vous découvriez son côté plus coquin...
La 4e et dernière qui en est à sa 2e année, Micheline St-Arnaud, l'ingénue... Elle est impliquée dans nombre d'organismes culturels et humanitaires et elle travaille peut-être plus depuis qu'elle a pris sa retraite qu'elle le faisait auparavant.
Sa grande copine, Céline Tessier... une force tranquille, presque silencieuse mais qui fait, elle aussi, un travail splendide... Dans sa vie présente, elle donne des cours de français aux immigrés et réfugiés qui viennent s'établir dans la région de Victo et est donc très impliquée dans le domaine...
Je parle tout de suite de ma conjointe, Célyne Ross, qui m'a "embarqué" dans ce projet, insensé au départ... Je la trouvais "folle" mais je dois dire que j'aurai vécu une très belle aventure, grâce à elle.
Elle aura obtenu, ici, son doctorat "ès danse"... Vous lui demanderez de vous en parler plus en détail.
Celles que Célyne a recrutées maintenant, toutes fermières et infirmières :
Denise Blais, sa grande amie, qui saurait se faire comprendre dans toutes les langues de la terre...
Andrée Campagna, la grande argentière, celle qui a toujours sa tête bien en place sur les épaules...
Louise Roussel et Danielle Laroche, celles qui m'ont sauvé la vie et que tout le monde consultait aussi bien dans le domaine infirmier et médical que comme traductrices, deux des meilleures du groupe en espagnol et qui continuent même à perfectionner cette langue cette semaine en prenant des cours intensifs...
Judith, ensuite.. excellente également en espagnol, en théâtre, infirmière... qui a bourlingué un peu partout, allant même jusqu'à exercer son métier pendant nombre d'années auprès de communautés autochtones...
Les deux soeurs Cormier finalement... Lucie qui pourrait envoyer le lapin "energizer" se rhabiller, une boule d'énergie et de rire multipliée par encore plus que cela; et Marielle, la sage, la sportive, la philosophe... celle qui m'a donné ma plus belle leçon au cours de mon séjour ici, au Nicaragua, et qui me servira peut-être le restant de mes jours... De ça aussi, je vous reparlerai, un jour, si vous me le demandez et si vous avez une heure ou deux devant vous... :-)
Je pourrais également rajouter à cette liste le frère de Lorraine qui est avec nous depuis lundi et qui s'intègre tranquillement, pas vite, en devenant peu à peu notre "gourou"...
Voilà l'équipe qui constituait le groupe GPS 2016... Une équipe formidable, authentique, dédiée à laquelle je suis immensément fier d'avoir appartenu et avec laquelle je partage désormais des souvenirs impérissables... Merci à vous tous et toutes pour cette aventure magnifique...
Je leur chante notre chanson fétiche et caractéristique que nous chantions aux gens d'un peu partout ici afin de leur montrer notre amour et notre appréciation...
La-la-la-la... La-la-la-la... XXXXXXXXXXX

mardi 26 janvier 2016

À ma grande peine, j'ai oublié de vous dire qu'un nouveau membre s'était ajouté à notre groupe, hier. Il s'agit du frère de Lorraine, la conjointe de notre Jean-Pierre tout puissant, et devinez quoi? Il s'agit aussi d'un autre Jean-Pierre... Nous sommes donc maintenant 3 hommes et 12 femmes, ce qui veut dire que la proportion vient de passer de un homme pour six femmes à un homme pour quatre femmes... Ça se balance... presque...
Je dois aussi vous dire que quelqu'un est arrivé du Québec en oubliant d'enlever ses bottes d'hiver et qu'il a dû traverser une partie du Nicaragua avec de grosses bottes aux pieds... par plus de 30 degrés...
Comme ce qui se passe ici doit demeurer secret, je ne vous dirai qu'une chose : la personne en question est un homme et elle s'appelle J.-P... Voilã... Je n'ai nommé personne...
Ce frère de Lorraine a eu et a encore une vie et un parcours bien particuliers avec sa conjointe demeurée au Québec.
Ce serait trop long à expliquer mais Denise et Hermel, la soeur et le beau-frère de Célyne, le trouverait fort intéressant. Il s'est bien intégré au groupe et le groupe l'a tout de suite adopté...
Bienvenue, J.-P. !
Les vacances, les vraies, sont réellement commencées.
Après un déjeuner très émotif, hier, où plusieurs personnes ont versé quelques larmes ( non, je ne donne pas de noms...), nous avons fait nos adieux aux gens avec qui nous avons travaillé et partagé tant de choses ces 2 dernières semaines et c'était bien touchant... Jusqu'à la cuisinière Isabelle et son adjointe qui pleuraient à chaudes larmes. Il faut dire que beaucoup de liens s'étaient créés de part et d'autre.
Départ ensuite dans l'autocar du Centre vers San Juan del Sur, notre destination finale pour cette semaine. Un animateur du camp, Carlos, nous a accompagné jusqu'à notre auberge, "Casa Maderas", à quelques kilomètres de San Juan. Charmante place, à première vue, avec piscine (youpi), fleurs à gauche et à droite et chambres à flanc de collines en petites unités de deux. L'auberge se targue d'être eco-touristique et plein de petites chises sont faites en conséquences. Le meilleur exemple est l'air conditionné absent remplacé par plein de petites ouvertures pour laisser passer l'air frais... Mais aussi les bruits.
Les deux repas pris, dîner et souper, furent succulents et abondants. Ce n'est sûrement pas ici que je perdrai quelques livres cette semaine.
Les pkages (il y en a tout autour) sont à un peu plus de 10 minutes de marches et elles sont superbes. L'une d'entre elles est un paradis pour les surfers et nous avons pu le constater aujourd'hui puisque presque tout le monde s'y est rendu pour aller humer l'air de l'océan Pacifique. Au retour, se débarasser du sable accumulé dans la puscine est un vrai plaisir...
Voilà... À nous la farniente... ou presque... Puisque 5 d'entre nous ont décidé de suivre des cours d'espagnol.
Je pense qu'il y aura au menu, plus tard cette semaine, de l'équitation sur la plage, des massages, du yoga et du repos...
¡Hasta la vista!

lundi 25 janvier 2016

Je prends goût aux repos puisque j'en ai encore pris un hier.
Ce qui ne veut pas dire que la journée, elle, a été de tout repos...
À l'horaire tout de suite après le déjeuner, une conférence que le padre Santiago nous a donnée sur la mission du Centre qu'il a fondé, dédié surtout aux droits des enfants et des femmes. Les valeurs promulguées tiennent surtout en 3 lettres : PIA, c'est-à-dire participation, identité et affection. Le père Jacques Giroux est un homme remarquable comme on en rencontre peu... Le genre d'homme qui entre dans une pièce et qui fait que tout le monde se tait et le remarque. À l'aube presque de ses 80 ans, il est considéré à Nandaime quasiment comme un saint homme et on voit que sa notoriété est considérable même s'il fait très simple dans ses habits modestes et avec sa voix toute douce. Il est toujours à nous sortir certaines anecdotes tirées de sa vaste expérience ou à nous dire des phrases que Confucius lui-même a peut-étre déjà dites. Les 2 heures passées en sa compagnie ont semblées ne durer que quelques minutes.
Puis, en p.m., nous nous sommes pratiqués en vue du spectacle d'au revoir que le Centre voulait nous présenter en soirée. Et ensuite, nous sommes allés chercherun gâteau que nous voulions offrir aux intervenants d'ici qui ont travaillé avec nous ces 2 dernières semaines. Puis le souper comme tel, en compagnie des gens du Centre, qui se voulait en même temps un souper d'adieu.
Et enfin, ce fameux spectacle rôdé au quart de tour et qui n'avait, encore une fois, rien à envier à n'importe quel spectacle. Nous étions placés, les "abuelos et abuelas" du Québec dans une section à part et ce fût toute une "fiesta".
La troupe de danseurs a d'abord commencé par une présentation style "cirque du soleil" avec la pièce "Allegria"... Puis autre danse sur l'air de Nicaragua, Nicaragüita... devenu ici presque l'hymne national du pays, un peu comme notre "Gens du pays" au Québec, de Gilles Vigneault. Ensuite, présentation d'une vidéo faite par une membre du groupe, Marielle, qui résumait notre passage à Nandaime avec les enfants... Superbe! On y voyait des images de tous lors des jeux, des repas, des ateliers, dans l'autobus, en train de jouer ou de chanter...
Enfin, on nous a présenté à tous un certificat attestant de notre passage et signé par le padre.
Et puis, nous avons présenté une danse (le reel de la soupe aux pois d'Isidore Soucy) initiée par Célyne et qui a beaucoup fait rire l'auditoire puisque les danseuses se sont un peu empêtrées dans leurs pas... Non, ne demandez pas qui... Ce qui se passe ici reste ici... Et, pour terminer, nous avons tous chanté "la petite suite québécoise", un répertoire de 6 chansons folkloriques de chez nous.
Les enfants du camp étaient invités ainsi que leurs parents et plusieurs étaient présents, environ une centaine de personnes, peut-être un peu plus. Autres embrassades avec les jeunes et démonstration d'amour presque sans fin... Je pourrai dire que j'ai eu ma dose d'amour, ici, et probablement plus que je n'en ai moi- même donné... Ouf !
Le tout se terminant sur notre terrasse vers les 23h dans un grand éclat de rires et de retour sur les événements maintenant choses du passé.
Je m'excuse de ne pas mettre de photos mais, pour une raison que j'ignore, mes photos ne veulent pas apparaître sur le blog. Grand dommage car j'aimerais vous faire partager cela en images car, comme le proverbe le dit, une images vaut mille mots... À suivre...